jeudi 10 mai 2007

Par la tête...

Pourquoi je suis fier du peu de différence avec le reste de l'Humanité que certaines personnes m'accordent en pensant que ça me désoblige ?
C'est une question que je me suis posé alors que j'étais en plein milieu d'une innaction qui n'a d'équivalent que dans le monde de la politique.
Après le temps raisonnable de... 30 secondes, j'ai constaté qu'une foule impressionnante de réponses et d'assertions m'étaient tombé dessus.
La première chose à laquelle j'ai été amené à réfléchir a été de savoir si j'étais réellement un paria.
Ma modestie naturelle, si souvent volontairement masquée par des tonnes d'humour bateau et d'arogance d'operette, m'a bien sûr poussé à fouler dans un premier temps et au pied ce genre de prétention mais, et le paradoxe est ce qu'il est, tout le monde se croit, si pas unique, diférent.
Et moi, dans ma bonne banalité d'hominidé, je me suis permis de me croire différent.
Pourquoi ? Pourquoi cette arrogance folle et cette igniomineuse prétention ?
Dans un premier temps parce que je n'ai jamais vu personne avoir des crises de cas de conscience ou des doutes existanciels aussi chroniques que les miens.
Naturellement, je conçoit parfaitement que les gens font difficilement part de ce genre de questionnement inutile. Mais le fait est que la bétise et la bassesse de la majorité des bipèdes capables de gratter une allumette ou de pointer dès 7hrs du matin sont deux de mes plus fidèles axiomes.
Quoiqu'il en soit, d'après moi, la maxime "Je penses donc je suis différent" est plutôt réaliste dans la mesure où personne ne pense jamais exactement comme une autre. Et si c'est le cas, c'est qu'elles appartiennent à ces masses béhélantes qui ont autant d'opinion personnelle qu'un bulot mort, et autant d'esprit que le frère du bulot susnommé, gelé sur un lit de galce pilée, dans une étale poissonière.
Mais pour revenir sur ma prétendue différence (car c'est quand même moi qui choisi le sujet parce-que-c'est-mon-blog-à-moi-na!), je crois que son fondement primaire est l'incapacié inéluctable que j'ai à être copain avec des gens.
Moi, qui ne suis décidément pas capable de voir le moindre interet dans la neutralité, j'ai du mal à me contente pas des demi-mesure, je me concentre sur les conséquences. Or quelles sont les conséquences d'un copinage ? Elle ne sont rien à coté d'une amitié. Après tout, un ami est un copain que vous avez jugés digne de cet honneur. Donc je penses que cette période de copinage, nécessaire à toute amitié, doit être une période rapide de transition, sans quoi on s'englue dans les méandres tortueux d'un sirupisme bênet et, sans même s'en être rendus compte, on est plus que des connaissances.
Malgré tout, je me rend bien compte que ces deux grands arguments en faveur de ma différence, ne sont vrai que parce que je connais ma pensée et que j'hypothèse que les autres sont telle qu'ils agissent. Or c'est faux. Ou en tout cas je ne peux pas me permettre une telle supposition.
La preuve en est que moi, comme n'importe qui, je porte une sorte de masque qui ne reflète jamais que les plus effacées et les plus "politiquement correctes" de mes idées (oui, je sais, "keske doivent être les autres"... bref).
D'où une revandication légitime: SOYONS TOUS SINCERES ! C'est la seule solution, à mon sens, pour que tout les copinages tortueux et hypocrites, toute les relations-ronces disparaissent et pour que les vrai liens, les grandes amitiés et les relation-lierre puissent prendre racines !
Quoiqu'il en soit je me rends compte que je m'éloigne du sujet à savoir: suis-je ou non différent ? Eh bien la question reste sans réponses.
Dès lors une autre question m'assahie: si je l'était, différent, serait-ce ou non une bonne chose ?
Encore une fois c'est une question qui restera sans réponse mais on peut quand même essayer de peser le pour et le contre.
Le plus gros argument, le plus évident, c'est évidemment un argument neutre, à savoir "différent de qui ?"... Parce que je dois l'avouer, je me réjouis instament d'être différent de ces hordes hurlantes qui se serrent aux tribunes des colisés actuels où les riches gladiateur sortiront sauf et encore plus riches quoiqu'il advienne. Je me réjouis aussi d'être différent des colones de crétins qui se désolent déjà d'avoir voter pour un PDG qui s'est trompé de boulot et qui, au lieu de chercher son profit à tout prix mais dans les limites légales, décidera des nouvelles limites pour toutes les sociétés de l'hexagone bleu qui aurait du voter blanc ou rouge, comme les couleurs de leurs produits d'exportation les plus connus. Cepandant, heureux de ne pas être différent des tas de gens adorables, des dignes de confiance, des charmantes personnes adorables que l'on aime. Heureux de ne pas être différent de cette race de gens qu'on compte sur les doights de la main et qu'on appelle "les gens honnêtes" (tricher aux cartes c'est pas malhonnete en soi, hein).
Bon, je vais dormir, je reprendrai ça demain... parce que bon !

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